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Bassin Arachidier – PROCASEF/AMS : Les maires adoptent à l’unanimité la quasi-gratuité des frais de bornage

19 décembre 2025

Lors d’un atelier de suivi organisé à Kaolack le samedi 13 décembre 2025 avec l’Association des Maires du Sénégal (AMS), les élus locaux ont harmonisé les tarifs, plaidé pour un renforcement des services et vivement remercié le PROCASEF pour son appui.

Un pas décisif vient d’être franchi dans la grappe du Bassin Arachidier pour sécuriser le foncier et soulager les administrés. L’Association des Maires du Sénégal (AMS), en collaboration avec le Projet Cadastre et Sécurisation Foncière (PROCASEF), a organisé un atelier de suivi des engagements des communes, aboutissant à une décision majeure : l’adoption à l’unanimité du principe de quasi-gratuité des frais de bornage.

Cette mesure, longtemps débattue, a finalement trouvé un consensus autour d’une grille tarifaire claire et harmonisée, proposée par Dr Macoumba Diouf maire de la commune de Latmingué par ailleurs représentant de l’AMS.

« Si la majorité avait accepté le principe, ce n’était pas le cas de toutes les mairies. Certaines avaient déjà délibéré sur d’autres bases. L’engagement aujourd’hui est collectif et vise à uniformiser cette faveur essentielle pour nos populations », a expliqué M. Demba Sow, Responsable de la Formation et du Dialogue multi-acteurs au sein de l’Unité de Gestion et de Coordination (UCG).

Le chef de l’Unité de Mise en Œuvre du projet (URM), M. Moustapha Kane, a quant à lui réitéré son engagement à « continuer la sensibilisation pour persuader les dernières communes et assurer une application effective sur le terrain ».

Des bénéfices salués et un plaidoyer pour l’extension

La rencontre a été marquée par des remerciements unanimes des maires envers le PROCASEF, dont l’appui a été qualifié de « bénéfice énorme » pour les communes. Les organisateurs ont, en retour, salué la qualité des débats et remercié les participants venus des différentes zones d’intervention du projet.

Le Dr Macoumba, prenant la parole, a abondé dans le même sens en louant la qualité des échanges fructueux. Il a adressé ses remerciements aux équipes techniques pour leur engagement sans faille, au coordonnateur du PROCASEF pour son leadership, et à l’URM pour sa proximité et sa disponibilité sur le terrain. Il a conclu son intervention par un plaidoyer général pour l’extension du projet à l’ensemble des 557 communes du Sénégal, afin que toutes puissent bénéficier des mêmes avantages et renforcer leurs capacités en gestion foncière.

Au-delà du tarif : un plaidoyer pour des services fonciers performants

L’adoption de cette mesure phare n’a pas occulté les défis structurels auxquels font face les services fonciers communaux. Les maires et conseillers présents ont émis une série de recommandations fortes pour consolider le système.

Au cœur des préoccupations : la reconnaissance et la professionnalisation des agents fonciers. Les élus demandent la formalisation de leur statut administratif, leur intégration dans les organigrammes, l’harmonisation de leurs indemnités et même un engagement à long terme pour retenir les agents formés. « Un agent formé et expérimenté est un capital pour la commune. Nous devons créer les conditions pour le garder », a souligné un participant.

Le plaidoyer s’est également porté sur les moyens logistiques. Les communes réclament un renforcement de leurs équipements, notamment en véhicules et en GPS différentiels de haute précision, suggérant que l’État puisse prendre en charge ces outils techniques comme contrepartie. La régularisation des papiers des véhicules existants fait aussi partie des demandes adressées à l’AMS pour un portage auprès des autorités nationales.

Accélérer les procédures et clarifier les territoires

Pour une gestion foncière apaisée et efficace, l’atelier a également pointé la nécessité d’accélérer les approbations des délibérations par les services de l’État et d’engager un plaidoyer pour la délimitation définitive des frontières entre les communes, source récurrente de tensions.

Enfin, pour ancrer ces réformes, les participants ont insisté sur l’importance de la communication. L’URM et le CRAFS (Cadre Régional de Concertation des Acteurs du Foncier et du Suivi) s’engagent ainsi à multiplier les émissions radios pour expliquer aux populations les enjeux, les investissements et les nouvelles règles, comme la quasi-gratuité.

Conclusion : Une feuille de route pour un foncier communal stabilisé

Cet atelier aura donc servi à la fois à acter une avancée sociale tangible – la réduction drastique du coût du bornage pour les citoyens – et à dessiner une feuille de route ambitieuse pour l’avenir. Celle-ci passe par la consolidation des ressources humaines, le renforcement des outils et un dialogue renforcé avec les autorités, le tout avec l’objectif partagé de voir le modèle PROCASEF étendu à l’ensemble du territoire national. L’AMS, porte-parole des collectivités et le PROCASEF sont désormais chargés de porter ces recommandations au plus haut niveau, pour une gestion foncière locale plus juste, professionnelle et pacifique.

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