Ateliers de renforcement de capacités des acteurs spécialisés dans la prise en charge des violences basées sur le genre (VBG) et l’accès des femmes au foncier à Kolda et Sédhiou
7 mars 2026
Au Sénégal, les femmes restent largement marginalisées dans l’accès à la propriété foncière. Selon des données révélées par le Projet Cadastre et Sécurisation Foncière (PROCASEF), seules 6 % des femmes sénégalaises possèdent des terres, un taux jugé particulièrement faible au regard de leur rôle central dans les activités agricoles et économiques.
Face à cette situation, le PROCASEF multiplie les actions de sensibilisation dans ses zones d’intervention à travers le pays afin d’inverser cette tendance. Dans le cadre de la mise en œuvre du projet, l’objectif est d’affecter 530 000 titres fonciers, dont 30 % seront attribués aux femmes, dans les 138 communes ciblées par le programme.
C’est dans ce cadre qu’ont été organisés des ateliers de renforcement de capacités et de sensibilisation destinés aux acteurs impliqués dans la prise en charge des violences basées sur le genre. Organisés les 26 et 27 février à Sédhiou et les 4 et 5 mars à Kolda, ces ateliers ont porté sur la problématique de l’accès des femmes à la terre, mais aussi sur les questions de harcèlement sexuel, d’abus et d’exploitation sexuels. Ils ont réuni divers acteurs tels que les officiers de police judiciaire, les “Badienu Gox”, les imams et les autorités coutumières.
« L’accès sécurisé des femmes au foncier est un enjeu majeur pour le développement local et l’autonomisation économique », a indiqué Mamadou Malifa Ba, spécialiste environnement social et genre du PROCASEF à Ziguinchor.
Les échanges ont mis en lumière plusieurs obstacles qui limitent l’accès des femmes au foncier. Selon Mme Seynabou Diouf, juriste et membre de l’Association des Juristes Sénégalaises (AJS), la méconnaissance des procédures d’accès à la terre constitue un frein majeur pour de nombreuses femmes. Les modules ont porté sur les techniques d’écoute, de conseil et la sécurisation foncière. Le constat actuel est alarmant, a-t-elle dit soulignant que “qu’elles représentent 70 % de la force de travail agricole, pendant que moins de 6 % des femmes disposent d’un accès sécurisé à la terre”.
La facilitatrice a également évoqué les pesanteurs socioculturelles, qui continuent d’entraver l’accès sécurisé des femmes au foncier à travers les délibérations des collectivités territoriales. À cela s’ajoutent les contraintes financières et la dépendance économique vis-à-vis des maris, qui rendent difficile la mise en valeur des parcelles obtenues ou encore le paiement des frais liés au bornage.
A Kolda, le sous-préfet de Dioulacolon, qui a présidé les travaux, s’est toutefois montré optimiste. Selon lui, une sensibilisation large et soutenue auprès des communautés pourrait progressivement lever ces obstacles. « Si ce travail de sensibilisation est bien mené en ratissant large, la question de l’accès des femmes au foncier pourrait devenir un vieux souvenir », a-t-il affirmé.
A Sédiou le gouverneur de Sédhiou, Diadia Dia, l’accès sécurisé à la terre est une réponse directe aux violences basées sur le genre (VBG). En garantissant leur autonomie financière, le foncier offre aux femmes une assise sociale et économique indispensable pour sortir de la vulnérabilité.
À travers ces initiatives, le PROCASEF ambitionne ainsi de renforcer la sécurisation foncière et de promouvoir une plus grande équité dans l’accès à la terre, un levier essentiel pour l’autonomisation des femmes et le développement durable des territoires.
Ateliers de renforcement de capacités des acteurs spécialisés dans la prise en charge des violences basées sur le genre (VBG) et l’accès des femmes au foncier à Kolda et Sédhiou
Au Sénégal, les femmes restent largement marginalisées dans l’accès à la propriété foncière. Selon des données révélées par le Projet Cadastre et Sécurisation Foncière (PROCASEF), seules 6 % des femmes sénégalaises possèdent des terres, un taux jugé particulièrement faible au regard de leur rôle central dans les activités agricoles et économiques.
Face à cette situation, le PROCASEF multiplie les actions de sensibilisation dans ses zones d’intervention à travers le pays afin d’inverser cette tendance. Dans le cadre de la mise en œuvre du projet, l’objectif est d’affecter 530 000 titres fonciers, dont 30 % seront attribués aux femmes, dans les 138 communes ciblées par le programme.
C’est dans ce cadre qu’ont été organisés des ateliers de renforcement de capacités et de sensibilisation destinés aux acteurs impliqués dans la prise en charge des violences basées sur le genre. Organisés les 26 et 27 février à Sédhiou et les 4 et 5 mars à Kolda, ces ateliers ont porté sur la problématique de l’accès des femmes à la terre, mais aussi sur les questions de harcèlement sexuel, d’abus et d’exploitation sexuels. Ils ont réuni divers acteurs tels que les officiers de police judiciaire, les “Badienu Gox”, les imams et les autorités coutumières.
« L’accès sécurisé des femmes au foncier est un enjeu majeur pour le développement local et l’autonomisation économique », a indiqué Mamadou Malifa Ba, spécialiste environnement social et genre du PROCASEF à Ziguinchor.
Les échanges ont mis en lumière plusieurs obstacles qui limitent l’accès des femmes au foncier. Selon Mme Seynabou Diouf, juriste et membre de l’Association des Juristes Sénégalaises (AJS), la méconnaissance des procédures d’accès à la terre constitue un frein majeur pour de nombreuses femmes. Les modules ont porté sur les techniques d’écoute, de conseil et la sécurisation foncière. Le constat actuel est alarmant, a-t-elle dit soulignant que “qu’elles représentent 70 % de la force de travail agricole, pendant que moins de 6 % des femmes disposent d’un accès sécurisé à la terre”.
La facilitatrice a également évoqué les pesanteurs socioculturelles, qui continuent d’entraver l’accès sécurisé des femmes au foncier à travers les délibérations des collectivités territoriales. À cela s’ajoutent les contraintes financières et la dépendance économique vis-à-vis des maris, qui rendent difficile la mise en valeur des parcelles obtenues ou encore le paiement des frais liés au bornage.
A Kolda, le sous-préfet de Dioulacolon, qui a présidé les travaux, s’est toutefois montré optimiste. Selon lui, une sensibilisation large et soutenue auprès des communautés pourrait progressivement lever ces obstacles. « Si ce travail de sensibilisation est bien mené en ratissant large, la question de l’accès des femmes au foncier pourrait devenir un vieux souvenir », a-t-il affirmé.
A Sédiou le gouverneur de Sédhiou, Diadia Dia, l’accès sécurisé à la terre est une réponse directe aux violences basées sur le genre (VBG). En garantissant leur autonomie financière, le foncier offre aux femmes une assise sociale et économique indispensable pour sortir de la vulnérabilité.
À travers ces initiatives, le PROCASEF ambitionne ainsi de renforcer la sécurisation foncière et de promouvoir une plus grande équité dans l’accès à la terre, un levier essentiel pour l’autonomisation des femmes et le développement durable des territoires.
SOURCE : PRESSAFRIK
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